Tag Archives : Jardinage pratique

Planter un rosier à racine nue avec un paysagiste

4 mar 2010

Apprenez à planter un rosier à racine nue avec le paysagiste Pierre-Alexandre Risser sur le site de NutriActiv® (mélange d’extraits naturels d’algues brunes pour enrichir le sol du jardin) ou à maîtriser la taille de tête de Saule, la création d’un compost, à prendre soin de la pelouse en hiver ou à réaliser des semis de mâche en hiver.

Des vidéos de conseils jardin avec Pierre-Alexandre Risser, paysagiste réputé, sur www.nutriactiv.fr

Des vidéos de conseils jardin avec Pierre-Alexandre Risser, paysagiste réputé, sur www.nutriactiv.fr

Pas mal, n’est-ce pas ?!

Mais avez-vous vu les vidéos d’Hubert le jardinier sur Rustica.fr ?

Forcer un bulbes d’amaryllis, bouturer une impatiens d’intérieur, tailler un pommier, baigner vos plantes vertes… Que de savoir partagé !

Tailler les framboisiers

23 fév 2010

La fin de l’hiver et surtout le retour des températures douces donnent le départ du grand nettoyage au jardin. Les framboisiers fructifieront davantage avec quelques coups de sécateurs soigneusement appliqués.

Tailler à la base de la branche fructifère de l'année précédente qui se reconnaît à sa décoloration grisâtre, Verger conservatoire du Jardin des plantes de Rouen (76), photo Boucourt franck / Rustica

Tailler à la base de la branche fructifère de l'année précédente qui se reconnaît à sa décoloration grisâtre, Verger conservatoire du Jardin des plantes de Rouen (76), photo Boucourt franck / Rustica

La taille des framboisiers remontants s’effectue à la sortie de l’hiver avant le démarrage de la végétation et toujours en période hors gel. Cette opération un peu fastidieuse consiste à éclaircir les touffes et à éliminer les rameaux qui ont porté des fruits l’année précédente, ainsi que les tiges desséchées ou rabougries.

Il faut couper au ras du sol chaque tige ayant fructifié l’année précédente. Elles se reconnaissent à leur couleur plus grisâtre et parfois à la présence de mousse à la base. Il faut garder les plus belles nouvelles pousses de l’année. Éliminez les drageons qui ont poussé en-dehors du rang trop loin de la touffe.

Pour les framboisiers remontants, la taille est similaire, mais on rabat aussi les nouvelles pousses de l’année à une cinquantaine de centimètres du sol.

Après avoir taillé vos arbustes, nettoyez le sol tout autour : désherbage soigné et griffage du sol en surface sans blesser les racines des framboisiers. Profitez-en pour faire un apport d’engrais organique pour petits fruits.

Que faire des bulbes d’été dormants ?

3 fév 2010

Entre les catalogues de vente par correspondance et les rayons des jardineries qui vont se remplir en février, l’offre de bulbes à floraison estivale est large et plus que tentante en cette fin d’hiver. Mais nous sommes encore loin de la saison des plantations. Alors que faire lorsque les bulbes arrivent trop tôt chez soi ?

Bulbes de bégonias tubéreux hybrides à fleurs doubles, stylisme Marie Marcat, Jardinerie Ferme de Gally (78), photo Marre Frédéric / Cap-photos

Bulbes de bégonias tubéreux hybrides à fleurs doubles, stylisme Marie Marcat, Jardinerie Ferme de Gally (78), photo Marre Frédéric / Cap-photos

La sagesse voudrait que l’on patiente pour faire ses achats au moins jusqu’en mars, aussi bien sur catalogue que dans les points de vente de jardinage. Mais plus les semaines s’écoulent, plus l’offre va s’appauvrir, les stocks de certaines variétés vont s’épuiser. En février et début mars, le choix proposé est le plus important et les bulbes sont le plus souvent dans un très bon état. On est donc bien obligé de craquer si on ne veut pas se contenter des fins de série…

Ayant passé commande entre Noël et le jour de l’An, j’ai reçu mon colis fin janvier. Bulbes superbes, rien à dire, si ce n’est que la météo est déplorable et terriblement de saison : gel, neige et grisaille. Un temps à ne pas mettre un bulbe dehors !

Les erreurs à ne pas faire :
- Laisser le carton sans l’ouvrir dans une pièce chauffée à plus de 15 °C. La chaleur stimule la reprise de végétation et la formation de nouvelles racines et de petits bourgeons vite étiolés, avec pour conséquence un épuisement des réserves du bulbe qui ne reçoit ni eau ni nourriture dans son sachet.
- Sortir les bulbes à l’air libre et les garder dans une pièce chauffée. L’air sec de nos intérieurs chauffés accélère la déshydratation des bulbes, dans des proportions néfastes à leur reprise de végétation au printemps prochain.
- Rempoter les bulbes et les installer dehors, en plein air. Les gelées qui peuvent être encore sévères auraient vite fait de détruire ces organes de réserve qui ne supportent pas le froid.
- Rempoter les bulbes et les installer à l’intérieur, dans une pièce de la maison bien chauffée. Quelques semaines suffiront pour qu’ils repartent de plus belle. Mais la chaleur associée le plus souvent à un manque de lumière donnerait des jeunes pousses malingres et fragiles, qui auront le plus grand mal à s’adapter à la vie au grand air quand les températures permettront enfin une installation dans le jardin ou sur le balcon.

Les solutions :
- Quand les bulbes sont vendus enfermés dans des sachets en plastique avec de la tourbe et des copeaux de bois, vous pouvez les conserver dans une cave ou un garage non chauffés, mais hors gel, pendant quelques semaines encore. Prenez la peine de disposer les sachets de telle façon que les bulbes ne soient pas entassés et bien enveloppés de tourbe ou de copeaux. Pour les jardiniers de ville, vous pouvez entreposer ces plantes au repos dans le bac du réfrigérateur, s’il y a de la place…
- Vous pouvez installer les bulbes nus dans des terrines remplis de tourbe blonde, disposées dans la cave ou le garage, toujours non chauffés et hors gel. Surtout ne pas arroser tant que l’hivernage se prolonge à l’obscurité.
- Vous pouvez rempoter chacun des bulbes dans un petit pot au diamètre adapté et rempli d’un bon terreau bien drainant. Pensez à étiqueter chaque potée. Inutile d’arroser les premières semaines, car cela favoriserait la reprise de la végétation ou les risques de pourriture. Les potées peuvent être placées pendant quelques semaines dans une cave ou un garage non chauffés mais hors gel, le but étant de garder la fraîcheur des bulbes sans qu’ils reprennent leur cycle de végétation. En mars vous pourrez installer les pots dans une pièce plus chauffée et bien éclairée pour stimuler la croissance et avoir des plants déjà bien développés pour le repiquage courant avril ou mai selon la rigueur du climat.

Reconnaître les organes du pommier et du poirier

24 jan 2010

Pour bien tailler les pommiers et les poiriers, il est important de reconnaître leurs différents organes. Voici un descriptif, que vous pouvez imprimer et emporter avec vous, en même temps que votre sécateur. Succès de taille garanti !

Les productions à bois, uniquement constituées d’yeux destinés à faire des pousses.

Rameau à bois
Il s’est développé à partir d’un œil à bois. Implanté verticalement ou jusqu’à l’horizontale, ce rameau, d’une vigueur raisonnable, peut atteindre 50 cm de longueur. Il ne donne pas de fruit car il est exclusivement garni d’yeux à bois situés latéralement et un terminal. Les yeux situés à sa base sont très peu visibles car incomplètement constitués.

Rameau à bois de poirier, École du Breuil (75), photo Marre Frédéric / Cap-photos

Rameau à bois de poirier, École du Breuil (75), photo Marre Frédéric / Cap-photos

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Tailler et rempoter les hibiscus

19 jan 2010

Le cœur de l’hiver est la période idéale pour tailler et rempoter votre hibiscus, qu’il soit encore fleuri ou non. Suivant l’ampleur de votre plante, prévoyez d’une demi-heure à une heure pour effectuer le tout.

Les roses de Chine (Hibiscus x rosa-sinensis) fleurissent sur les nouvelles pousses de l’année. Vous pouvez donc les tailler sans crainte si cela est nécessaire. Profitez de l’hiver et du ralentissement de la floraison dû au manque de lumière pour effectuer cette opération simple et rapide. N’attendez pas trop, car il faut ensuite un délai de quatre mois avant que les fleurs n’apparaissent sur les nouvelles tiges. En taillant maintenant, vous pourrez ainsi en profiter pendant toute la belle saison, période de pleine floraison.

Roses de Chine (Hibiscus x rosa-sinensis), Ets Roulé, photo Marre Frédéric / Cap-photos

Roses de Chine (Hibiscus x rosa-sinensis), Ets Roulé, photo Marre Frédéric / Cap-photos

Osez une taille sévère !
Quand le pied a beaucoup poussé pendant la belle saison au point de devenir trop imposant ou s’il s’est dégarni à la base ne gardant que des belles feuilles aux extrémités des branches, vous pouvez rabattre les tiges sévèrement. Éliminez la moitié voire les deux tiers de la longueur, sans oublier de supprimer complètement tous les rameaux desséchés ou malingres qui ne portent pas de fleur. À l’aide d’un sécateur bien aiguisé et désinfecté, coupez toujours juste au-dessus d’une feuille située vers l’extérieur de la touffe, pour éviter l’apparition de pousses dirigées vers le centre.

Le rempotage :
Pour rempoter votre hibiscus, vous pouvez vous contenter d’utiliser un excellent terreau pour géraniums du commerce. Mais cette plante gourmande à la croissance rapide appréciera un apport de corne torréfiée ou de sang desséché (qui stimulera la repousse des tiges et des feuilles), ainsi qu’un engrais à décomposition lente pour tomates par exemple (pour favoriser la mise à fleurs).

Prévoyez un nouveau contenant, en terre cuite ou en plastique, d’un diamètre supérieur de deux à trois centimètres par rapport à celui de l’ancien pot. C’est amplement suffisant, les hibiscus préférant être un peu à l’étroit. Placez une couche de billes d’argile expansée au fond, sur environ deux centimètres d’épaisseur. Puis déposez une première couche du substrat préparé précédemment.

Après avoir laissé la terre du pot sécher, le dépotage est en principe plus facile. Si en tirant modérément la plante par la base du tronc la motte ne se détache pas du contenant, retournez la potée en maintenant d’une main la base de la plante, pour frapper énergiquement le rebord du pot sur le coin de la table. Si les racines sont très enchevêtrées, dégagez-les délicatement. Ôtez celles qui sont cassées ou desséchées.

Rempotage d'un hibiscus taillé, photo Marre Frédéric / Cap-photos

Rempotage d'un hibiscus taillé, photo Marre Frédéric / Cap-photos

Le haut de la motte de l’hibiscus doit arriver à deux ou trois centimètres du rebord supérieur du nouveau contenant. Si besoin est, ajustez le niveau du substrat au fond du pot. Installez la plante au centre, pour permettre d’apporter du terreau enrichi tout autour de façon égale. Calez-la bien pour pouvoir ensuite combler les vides plus facilement sans être obligé de la maintenir.

Combler les espaces de part et d’autre de la motte avec le substrat de rempotage, en veillant à ne pas laisser de vides et en gardant la tige le plus droit possible. La motte doit être à peine recouverte. C’est l’opération la plus délicate, et il faut le dire, souvent la plus salissante dans un intérieur, car il est difficile de ne pas mettre du terreau tout autour du pot.

Terminer le rempotage par un arrosage modéré avec une eau douce non calcaire, à température de la pièce. Il est inutile de détremper la motte, trop importante pour le volume actuel de racines. S’il reste de l’eau dans la soucoupe après une heure, pensez à l’éliminer, ainsi qu’après tous les arrosages ultérieurs. Placez la potée près d’une baie vitrée ensoleillée, pour favoriser la croissance.

Et après…
Arrosez avec modération, en attendant bien que la terre du pot sèche complètement en surface entre deux apports d’eau. Du fait du plus grand volume du contenant et de la réduction du feuillage, les risques d’excès d’arrosage sont plus grands. Si l’hygrométrie de votre intérieur est inférieure à 60 %, vaporisez quotidiennement de l’eau douce et à température ambiante sur le dessus et le dessous des feuilles, de préférence le matin. Courant février, reprenez les apports hebdomadaires d’engrais, en utilisant un produit pauvre en phosphore (P), la formule idéale étant 20-10-20.