Réaliser une terrasse en bois 1/2
2 juil 2011
Convivial, écologique, facile à poser et pratique à entretenir, le bois cumule de nombreux atouts pour rénover une terrasse au revêtement fatigué ou créer un nouveau lieu de vie bien intégré à la maison.
Matériau chaleureux adoptant une élégante patine avec le temps, le bois s’intègre bien dans un jardin. C’est naturellement vers lui que l’on s’oriente quand se pose la question du renouvellement d’un revêtement de terrasse ou lorsqu’on a le
projet d’en créer une de toutes pièces. Dans un cas comme dans l’autre, prenez le temps de choisir l’essence, d’en apprécier l’aspect esthétique tout comme l’impac t écologique. Sur ce dernier Un projet pour demain point, les bois proposés actuellement sont labellisés et affichent des certifications garantissant un prélèvement et une transformation respectueux de notre environnement.
Quelle essence choisir ?
Sur une terrasse, le bois est fortement exposé aux aléas du climat. Il doit résister à la pluie, au vent, au froid, à la chaleur et aux rayons du soleil.
Le bois exotique, plutôt chic, reste coûteux à l’achat. En revanche, il est le mieux à même d’offrir une densité le rendant naturellement résistant au pourrissement et autorise les fabricants à proposer la plus longue des garanties : près de vingt ans.
Le pin du Nord ou sylvestre, traité en autoclave ou traité Haute Température, est garanti classe 4 – catégorie supportant un contact permanent du bois avec l’humidité – et possède une durée de vie de dix ans. D’un prix abordable, il se teinte d’une patine argentée avec le temps, que l’on peut éliminer en appliquant un dégrisant.
Cette variation de couleur ne se produit pas si l’on opte pour des bois composites. De conception récente, ce matériau allie de la sciure de bois et du polyéthylène issu du recyclage des bouchons de bouteilles. Il ne change pas d’aspect, est imputrescible et ne demande aucun entretien.
Enfin, les essences européennes telles que le chêne, le robinier ou le châtaignier cumulent de nombreux atouts. Nobles, robustes et naturellement résistants aux champignons et aux insectes, ces bois, dits de ‘pays’, opèrent un retour en force. Comme il sont produits et transformés localement, leur exploitation ne nuit pas à l’environnement et elle soutient l’économie régionale.
Usage sécurisé
Les dimensions des lames – largeurs, longueurs et épaisseurs – sont multiples et répondent à toutes les configurations de terrasses. Leurs systèmes de fixation sur les solives déclinent également de nombreuses variantes, des plus classiques,
telles que les vis en acier inoxydable, aux plus novatrices, discrètes et invisibles, que sont les clips de fixation.
Toutes les lames sont proposées avec une face équipée de rainurage, fin ou grossier, évitant les glissades et permettant l’usage de la terrasse même après une ondée.
Légendes des photos ci-dessus :
1// Planche en châtaignier brut, origine France, 200 x 9 cm, épaisseur, 22 mm. Lisse ou rainurée, fixation par clips. À partir de 55 €/m2. Matériaux Naturels.
2// Lame en pin traité européen, 240 x 9,5 cm, épaisseur, 19 mm. 1 face lisse et 1 face double rainurage. À partir de 25 €/m2. Burger.
3//Planche en Ipé origine Brésil, 225 x 10 cm, épaisseur, 21 mm. Joint invisible et aspect parquet. À partir de 75 €/m2. “Rios”, Leroy Merlin.
4//Lame en bois composite, 350 x 14,5 cm, épaisseur, 30 mm. 1 face rainurée et 3 coloris au choix. À partir de 79 €/m2. “Newwood”, Cerland.
Par Pierre Nessmann



















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