Dossier : Choisir une véranda
19 mai 2011

Belle Epoque Cette véranda en aluminium thermolaqué évoque les vérandas Belle Époque par sa toiture vitrée et ses volutes décoratives. Le canapé, le fauteuil et la table sont en fibre synthétique tissée (Tectona). Véranda, Arehal. Photo : Christian Hochet
À quoi sert une véranda ?… Eh ! bien, à profiter de la lumière et à changer d’atmosphère comme le chantait Henri Salvador dans son « Jardin d’hiver »… Mais aussi à se reposer, à recevoir, à rêver, le regard à ciel ouvert.
Le choix d’une véranda dépend avant tout du style et de l’architecture de la maison. Le meilleur emplacement se situe entre la maison et le jardin, ainsi on profi te de la vue sur l’extérieur. Orientée plein sud, la véranda fait bénéfi cier d’un maximum de lumière en hiver, mais elle doit être équipée d’une protection solaire en été. L’orientation sud-est est idéale, car elle évite la surchauffe estivale en fin de journée.
La construction
La véranda est une pièce à part entière, elle implique donc une extension de la surface existante (ce qui ne donne pas droit à la TVA à 5,5 %). Si elle dépasse 20 m2, il est nécessaire de demander un permis de construire. En deçà, une déclaration de travaux suffit. Elle doit reposer sur une dalle neuve, isolée dans les règles de l’art. Avant de procéder à l’achat, il conviendra de se poser la question du matériau à utiliser.
L’aluminium (à rupture de pont thermique pour assurer une bonne isolation) est le matériau aujourd’hui le plus couramment proposé. Thermolaqué, il se décline dans une grande variété de coloris. Il résiste aux agressions liées aux ultraviolets, aux intempéries et aux variations de températures, sans exiger d’entretien particulier. Ses profilés peuvent s’accompagner d’accessoires métalliques évoquant les ferronneries anciennes : volutes, faîtières…
L’acier, matériau d’excellence, permet de reproduire fi dèlement les verrières et vérandas de la Belle Époque. Au moment de sa fabrication, on lui fait subir un traitement de métallisation (une couche de protection constituée
à 85 % de zinc et à 15 % d’aluminium), puis on le revêt d’une peinture antirouille. Ce double traitement permet
à une véranda en acier de résister à la rouille pendant… 80 ans.
Le bois permet de construire des extensions vitrées à l’esthétique plus massive, bien adaptée aux grandes surfaces. Les vérandas en bois sont dotées d’un toit à charpente traditionnelle, couvert de tuiles ou d’ardoises, parfois percé d’un vasistas ou d’une fenêtre basculante. Les baies coulissantes qui accompagnent la structure sont en aluminium. Le bois utilisé est surtout de l’épicéa du Nord ou du red cedar (cèdre rouge) ayant bénéfi cié d’un traitement autoclave qui le protège de l’humidité, des moisissures et des insectes.
L’isolation thermique
Pour assurer une bonne isolation thermique, les doubles vitrages de la véranda doivent être à isolation renforcée : leur face intérieure est revêtue d’une fine couche d’oxydes métalliques dont l’action est double : en hiver, elle limite la déperdition vers l’extérieur de la chaleur provenant de la maison, en été, elle arrête une partie du rayonnement solaire venant de l’extérieur. En toiture, les vitrages dits autonettoyants sont dotés sur leur partie extérieure d’un revêtement chimique qui décompose les poussières et dépôts.
Les vérandas exposées plein sud ou pire, au sud-ouest, sont les plus sujettes à la surchauffe en été. En plus de vitrages à isolation renforcée et d’une ventilation naturelle, il est recommandé de les équiper de stores extérieurs ou de volets roulants, qui peuvent être motorisés et automatisés pour plus de confort. Mais la présence à proximité de la véranda d’un arbre à feuillage caduc peut éviter d’y avoir recours ! Quant aux stores intérieurs, ils présentent surtout l’intérêt de pouvoir se préserver des regards extérieurs. Il existe aussi des doubles vitrages intégrant entre leurs lames de verre des lames de stores orientables.
La ventilation
Pour que les plantes et ceux qui la fréquentent se portent au mieux, il est impératif de ménager une circulation d’air naturelle dans la véranda. Cela évite la condensation en hiver, la surchauffe en été et l’éventuelle prolifération de parasites et de champignons sur les végétaux. Des entrées d’air doivent être prévues à la base des portes-fenêtres, ainsi que des évacuations en hauteur (sous les cheneaux). Il est aussi recommandé de pouvoir ouvrir ou entrouvrir à volonté une ou plusieurs fenêtres en partie haute des parois de la véranda, ou en toiture.
Lire aussi notre article : Les bonnes plantes pour une véranda
Voir notre carnet d’adresses : Vérandas

















