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Potée intemporelle à moindre entretien

11 août 2011

Grosse potée de bergénia, fougère et laîche, création Pépinière Antoine Breuvart (62)

Grosse potée de bergénia, fougère et laîche, création Pépinière Antoine Breuvart (62), photo Frédéric Marre / Rustica

Jolie toute l’année, quelle que soit la météo et la saison, cette belle potée aux formes généreuses et opulente à souhait  trône dans la pelouse en majesté.

Trois plantes seulement sont utilisées pour sa composition :

  • une laiche à feuillage bronze orangé (Carex comans ‘Bronze’),
  • une fougère persistante (Dryopteris erythrosoa) aux jeunes pousses teintées de corail, de bronze ou d’orange,
  • et un bergénia aux larges feuilles coriaces et brillantes, qui apporte une touche fleurie à la fin de l’hiver.

Trois plantes robustes, peu exigeantes en arrosage et en soins… Avec des arrosages suivis et quelques apports d’engrais liquide organique pendant la belle saison, ce mini jardin en pot offrira une belle profusion presque sans entretien.

Que faire des bulbes d’été dormants ?

3 fév 2010

Entre les catalogues de vente par correspondance et les rayons des jardineries qui vont se remplir en février, l’offre de bulbes à floraison estivale est large et plus que tentante en cette fin d’hiver. Mais nous sommes encore loin de la saison des plantations. Alors que faire lorsque les bulbes arrivent trop tôt chez soi ?

Bulbes de bégonias tubéreux hybrides à fleurs doubles, stylisme Marie Marcat, Jardinerie Ferme de Gally (78), photo Marre Frédéric / Cap-photos

Bulbes de bégonias tubéreux hybrides à fleurs doubles, stylisme Marie Marcat, Jardinerie Ferme de Gally (78), photo Marre Frédéric / Cap-photos

La sagesse voudrait que l’on patiente pour faire ses achats au moins jusqu’en mars, aussi bien sur catalogue que dans les points de vente de jardinage. Mais plus les semaines s’écoulent, plus l’offre va s’appauvrir, les stocks de certaines variétés vont s’épuiser. En février et début mars, le choix proposé est le plus important et les bulbes sont le plus souvent dans un très bon état. On est donc bien obligé de craquer si on ne veut pas se contenter des fins de série…

Ayant passé commande entre Noël et le jour de l’An, j’ai reçu mon colis fin janvier. Bulbes superbes, rien à dire, si ce n’est que la météo est déplorable et terriblement de saison : gel, neige et grisaille. Un temps à ne pas mettre un bulbe dehors !

Les erreurs à ne pas faire :
- Laisser le carton sans l’ouvrir dans une pièce chauffée à plus de 15 °C. La chaleur stimule la reprise de végétation et la formation de nouvelles racines et de petits bourgeons vite étiolés, avec pour conséquence un épuisement des réserves du bulbe qui ne reçoit ni eau ni nourriture dans son sachet.
- Sortir les bulbes à l’air libre et les garder dans une pièce chauffée. L’air sec de nos intérieurs chauffés accélère la déshydratation des bulbes, dans des proportions néfastes à leur reprise de végétation au printemps prochain.
- Rempoter les bulbes et les installer dehors, en plein air. Les gelées qui peuvent être encore sévères auraient vite fait de détruire ces organes de réserve qui ne supportent pas le froid.
- Rempoter les bulbes et les installer à l’intérieur, dans une pièce de la maison bien chauffée. Quelques semaines suffiront pour qu’ils repartent de plus belle. Mais la chaleur associée le plus souvent à un manque de lumière donnerait des jeunes pousses malingres et fragiles, qui auront le plus grand mal à s’adapter à la vie au grand air quand les températures permettront enfin une installation dans le jardin ou sur le balcon.

Les solutions :
- Quand les bulbes sont vendus enfermés dans des sachets en plastique avec de la tourbe et des copeaux de bois, vous pouvez les conserver dans une cave ou un garage non chauffés, mais hors gel, pendant quelques semaines encore. Prenez la peine de disposer les sachets de telle façon que les bulbes ne soient pas entassés et bien enveloppés de tourbe ou de copeaux. Pour les jardiniers de ville, vous pouvez entreposer ces plantes au repos dans le bac du réfrigérateur, s’il y a de la place…
- Vous pouvez installer les bulbes nus dans des terrines remplis de tourbe blonde, disposées dans la cave ou le garage, toujours non chauffés et hors gel. Surtout ne pas arroser tant que l’hivernage se prolonge à l’obscurité.
- Vous pouvez rempoter chacun des bulbes dans un petit pot au diamètre adapté et rempli d’un bon terreau bien drainant. Pensez à étiqueter chaque potée. Inutile d’arroser les premières semaines, car cela favoriserait la reprise de la végétation ou les risques de pourriture. Les potées peuvent être placées pendant quelques semaines dans une cave ou un garage non chauffés mais hors gel, le but étant de garder la fraîcheur des bulbes sans qu’ils reprennent leur cycle de végétation. En mars vous pourrez installer les pots dans une pièce plus chauffée et bien éclairée pour stimuler la croissance et avoir des plants déjà bien développés pour le repiquage courant avril ou mai selon la rigueur du climat.

Cette semaine, nous avons parlé de…

17 jan 2010

Voici le petit résumé hebdomadaire des articles publiés tout au long de la semaine par Alain, Caroline et moi-même. Pour celles ou ceux qui ont manqué un ou plusieurs épisodes…


Soit un total de 1381 articles rédigés sur ce blog depuis sa création au printemps 2008.
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Réussir les semis d’impatiens au chaud

13 jan 2010

Les activités de jardinage à l’extérieur étant plutôt réduites du fait de la météo glaciale, nous pouvons consacrer tout notre temps libre à des semis délicats, au chaud dans la maison, dans une serre ou dans une véranda chauffée. En janvier, il est temps de semer les impatiens.

Grosse potée d'impatiens Walleriana-Hybride à fleurs simples étoilées, photo Hochet Christiant / Cap-photos

Grosse potée d'impatiens Walleriana-Hybride à fleurs simples étoilées, photo Hochet Christiant / Cap-photos

Ces fleurs vivaces ou annuelles, mais le plus souvent cultivées comme des fleurs annuelles à floraison estivale, sont les reines des coins ombragés. Elles apprécient la fraîcheur ambiante, un emplacement clair sans soleil direct et un sol bien drainé qui reste toujours frais. Autant dire que les étés frais leurs réussissent davantage que les années caniculaires !

Le semis s’effectue à chaud (température de 18 °C au minimum, voire 20 °C au début tant que les plants ne sont pas germés) le plus tôt possible au début de l’année car la croissance des jeunes plants est assez lente. Il faut prévoir un ou deux repiquages avant la mise en place définitive, au printemps quand les températures sont suffisamment douces (vers la fin avril ou en mai, voire début juin quand le printemps est trop frais).

  • Remplissez une terrine ou la barquette d’une mini serre avec du terreau pour semis jusqu’à environ 1/2 à 1 cm du rebord du contenant.
  • Égalisez la surface et tassez la légèrement.Veillez à ne pas faire de creux ou de bosses, il faut une surface la plus plane possible.

Semis d'impatiens avec un semoir, dans une terrine, photo Boucourt Franck / Cap-photos

Semis d'impatiens avec un semoir, dans une terrine, photo Boucourt Franck / Cap-photos

  • Les graines d’impatiens étant particulièrement fines, il est préférable d’utiliser un semoir. Soit le modèle présenté en photo ci-dessus ou tout simplement une feuille de papier pliée en deux. C’est l’étape la plus délicate du semis, car il faut éparpiller les graines le plus régulièrement possible à la surface du terreau. Il ne faut pas recouvrir les semences d’impatiens, qui germent à la lumière. Inutile de tasser après avoir épandu les petites graines, car vous risquez d’emporter certaines qui adhèrent au support utilisé pour tasser.
  • La dernière étape consiste à humidifier le terreau et les graines. Vous pouvez d’une part faire tremper la terrine pour mouiller le substrat en profondeur et vaporiser de l’eau douce en surface, pour que les graines adhèrent mieux au terreau. Le jet doit être très fin pour ne pas les déplacer.

Arrosage par aspersion d'un semis d'impatiens en terrine, photo Boucourt Franck / Cap-photos

Arrosage par aspersion d'un semis d'impatiens en terrine, photo Boucourt Franck / Cap-photos

  • Couvrez ensuite la terrine avec un couvercle en verre ou en plastique transparent et placez votre semis en pleine lumière (mais pas au soleil). Comme mes rebords de fenêtre sont trop étroits, je préfère l’éclairage artificiel sous un tube fluorescent. Quand les jeunes plantules sortent, inspectez régulièrement les semis pour juger s’ils ont ou non suffisamment de lumière. Une tige très longue traduit un manque de lumière. Il faut que les plants restent trapus, avec des entre-noeuds (distance entre deux feuilles) les plus courts possibles.

Jeunes semis d'impatiens 'Madras' dans une mini serre, Les Brules, photo Hochet Christian / Cap-photos

Jeunes semis d'impatiens 'Madras' dans une mini serre, Les Brules, photo Hochet Christian / Cap-photos

  • Vous repiquerez les jeunes semis quand ils auront une ou deux vraies feuilles. Sur la photo précédente, les semis sont au stade des cotylédons, les deux premières feuilles qui apparaissent en premier, mais ce ne sont pas les feuilles définitives, il faut donc attendre encore un peu avant de les repiquer un par un dans des petits godets. Les plantes repiquées sont gardées à l’abri jusqu’à l’arrivée du printemps et des températures douces.

Neige au jardin sans souci

12 jan 2010

En ces temps de fortes chutes de neige, mesdames et messieurs les jardiniers, on ne s’inquiète pas inutilement pour son jardin !

L’année dernière Alain vous le disait : la neige peut être bonne pour le jardin : « Bonne chute de neige, Pour la terre vaut fumier. »

Ceci dit, il faut tout de même faire attention :

- à ne pas tasser la neige car elle pourrait faire pourrir les végétaux situés en-dessous ;

- à ne pas marcher sur la pelouse enneigée ;

- à secouer les branches trop chargées de flocons qui pourraient casser (ceci concerne tous les arbres et arbustes comme les camélias) ;

- à garder une ouverture à la surface des bassins au cas où le froid s’éterniserait (cf. les explications de Steph à ce sujet) ;

- à ne pas utiliser de sel pour déneiger les allées ;

- à ne pas vous épuiser ! (Déneiger demande en effet un effort physique long et soutenu auquel nous ne sommes pas toujours préparés. Les malaises ne sont pas rares après de longues sessions de déneigement du jardin ! Apprenez à reporter à plus tard et sachez mesurer vos efforts.)

Neige au jardin

Neige au jardin

Neige au jardin : pas d'affolement ...

Neige au jardin : pas d'affolement ...