Les activités de jardinage à l’extérieur étant plutôt réduites du fait de la météo glaciale, nous pouvons consacrer tout notre temps libre à des semis délicats, au chaud dans la maison, dans une serre ou dans une véranda chauffée. En janvier, il est temps de semer les impatiens.

Grosse potée d'impatiens Walleriana-Hybride à fleurs simples étoilées, photo Hochet Christiant / Cap-photos
Ces fleurs vivaces ou annuelles, mais le plus souvent cultivées comme des fleurs annuelles à floraison estivale, sont les reines des coins ombragés. Elles apprécient la fraîcheur ambiante, un emplacement clair sans soleil direct et un sol bien drainé qui reste toujours frais. Autant dire que les étés frais leurs réussissent davantage que les années caniculaires !
Le semis s’effectue à chaud (température de 18 °C au minimum, voire 20 °C au début tant que les plants ne sont pas germés) le plus tôt possible au début de l’année car la croissance des jeunes plants est assez lente. Il faut prévoir un ou deux repiquages avant la mise en place définitive, au printemps quand les températures sont suffisamment douces (vers la fin avril ou en mai, voire début juin quand le printemps est trop frais).
- Remplissez une terrine ou la barquette d’une mini serre avec du terreau pour semis jusqu’à environ 1/2 à 1 cm du rebord du contenant.
- Égalisez la surface et tassez la légèrement.Veillez à ne pas faire de creux ou de bosses, il faut une surface la plus plane possible.

Semis d'impatiens avec un semoir, dans une terrine, photo Boucourt Franck / Cap-photos
- Les graines d’impatiens étant particulièrement fines, il est préférable d’utiliser un semoir. Soit le modèle présenté en photo ci-dessus ou tout simplement une feuille de papier pliée en deux. C’est l’étape la plus délicate du semis, car il faut éparpiller les graines le plus régulièrement possible à la surface du terreau. Il ne faut pas recouvrir les semences d’impatiens, qui germent à la lumière. Inutile de tasser après avoir épandu les petites graines, car vous risquez d’emporter certaines qui adhèrent au support utilisé pour tasser.
- La dernière étape consiste à humidifier le terreau et les graines. Vous pouvez d’une part faire tremper la terrine pour mouiller le substrat en profondeur et vaporiser de l’eau douce en surface, pour que les graines adhèrent mieux au terreau. Le jet doit être très fin pour ne pas les déplacer.

Arrosage par aspersion d'un semis d'impatiens en terrine, photo Boucourt Franck / Cap-photos
- Couvrez ensuite la terrine avec un couvercle en verre ou en plastique transparent et placez votre semis en pleine lumière (mais pas au soleil). Comme mes rebords de fenêtre sont trop étroits, je préfère l’éclairage artificiel sous un tube fluorescent. Quand les jeunes plantules sortent, inspectez régulièrement les semis pour juger s’ils ont ou non suffisamment de lumière. Une tige très longue traduit un manque de lumière. Il faut que les plants restent trapus, avec des entre-noeuds (distance entre deux feuilles) les plus courts possibles.

Jeunes semis d'impatiens 'Madras' dans une mini serre, Les Brules, photo Hochet Christian / Cap-photos
- Vous repiquerez les jeunes semis quand ils auront une ou deux vraies feuilles. Sur la photo précédente, les semis sont au stade des cotylédons, les deux premières feuilles qui apparaissent en premier, mais ce ne sont pas les feuilles définitives, il faut donc attendre encore un peu avant de les repiquer un par un dans des petits godets. Les plantes repiquées sont gardées à l’abri jusqu’à l’arrivée du printemps et des températures douces.